Résumé

J.-B. Forsse Hommage à la mémoire de Mme la Bonne de Staël… (1818)

Pour moi, à qui tout défend de toucher à l'arche sainte des grandes vérités politiques, je laissé à d'autres plus capables et plus en droit de s'imposer une telle responsabilité, le soin de combattre les inductions peu favorables , peut-être à notre amour-propre national, qui fait notre force , ou plutôt aide notre faiblesse diminuée chaque jour , auxquelles pourraient donner lieu certains passages de l'ouvrage de madame de Staël, compensés , il est vrai, par une foule d'autres , mais auxquels s'attache plus facilement l'ombrageuse défiance.
Source : Gallica

J.-B. Forsse Hommage à la mémoire de Mme la Bonne de Staël… (1818)

Quel que soit l'écrivain qui entrera dans la lice , tenant en main les Considérations sur la révolution française, pour les combattre en quelques points, ou pour en fixer invariablement les conséquences , il n'offrira jamais trop de garantie aux amis delà France , de la liberté et des lettres , si intéressés à la gloire de madame de Staël, et à l'influence de ses écrits. Pour juger les aperçus d'une femme douée comme elle du génie de l'observation ,.
Source : Gallica

J.-B. Forsse Hommage à la mémoire de Mme la Bonne de Staël… (1818)

Il est même trop vrai que les exemples multipliés de l'histoire littéraire, prouvent que le bonheur fut rarement le partage de ses illustrés héros ; ce que madame de Staël, dans son ouvrage sur l'Allemagne, dit des femmes : « que la » gloire ne saurait être pour elles qu'un deuil écla» tarit du bonheur » ( maxime qu'on peut, à quelques égards,appliquer â elle-même ) n'est que trop susceptible d'être généralisé. Mais il est un genre de littérature qui n'en est que le goût, le facile et nécessaire exercice, qu'un plaisir fondé sur la raison , et la plus douce consolation des infortunes de la vie
Source : Gallica

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