Résumé

Michel Augustin Thérèse de La Place de Montévray Rapport fait au nom de la section de littérature sur les ouvrages présentés au concours pour le prix à décerner au meilleur éloge de Robert-Joseph Pothier…

Le style est presque continuellement correct et noble ; s'il s'élève quelquefois, c'est sans sortir de la convenance du sujet, et toujours pour ajouter de l'énergie ou du sentiment aux pensées. Le genre tempéré est celui que l'auteur a choisi, et cela encore est une preuve de goût. Quand on doit peindre un homme dont les moeurs pures et la conduite modeste rehaussaient les vertus , les qualités et les talens sublimes, c'est un véritable mérite littéraire que d'adapter sa manière d'écrire à l'objet proposé, et de conserver la physionomie du personnage et les couleurs du sujet.
Source : Gallica

Michel Augustin Thérèse de La Place de Montévray Rapport fait au nom de la section de littérature sur les ouvrages présentés au concours pour le prix à décerner au meilleur éloge de Robert-Joseph Pothier…

N'oublions jamais que ce sont sur-tout les hommes avancés dans la culture des sciences et des lettres, qui sont convaincus que dans aucun genre il n'est donné à la nature humaine d'arriver à la perfection ; que le but doit être regardé comme atteint par qui en a le plus approché ; et qu'il faudrait renoncer à distribuer des couronnes académiques , si elles ne devaient appartenir qu'à l'écrivain qui parviendrait à réduire à un silence absolu la critique, qui même lorsqu'elle n'est pas malveillante, manque toujours son but quand elle s'arme d'une excessive sévérité.
Source : Gallica

Michel Augustin Thérèse de La Place de Montévray Rapport fait au nom de la section de littérature sur les ouvrages présentés au concours pour le prix à décerner au meilleur éloge de Robert-Joseph Pothier…

Dans un exorde très-étendu, mais dont les premières pages ont peut-être le défaut d'offrir quelques idées ambitieuses et peu appropriées au sujet, l'auteur peint à grands traits l'homme célèbre dont il entreprend l'éloge. Pour parvenir à apprécier ce que la science des lois doit à ses immenses travaux, il trace d'une plume habile et ferme l'histoire et les progrès de la législation qui régissait notre beau Royaume à l'époque où Pothier entreprit ses grandes compositions.
Source : Gallica

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