Résumé

Collectif Les Soirées de Paris

Là-bas, où la lumière brille déjà, c’est une soupe aux choux verts. Mais là, à la ferme ! quelle soupe est-ce donc ?
Les canards, les pieds dans l’herbe, respirent le parfum qui passe au-dessus des arbres, parfum de légumes, de bois brûlé, des dernières fleurs ouvertes et de la mare elle-même, et les canards considérant cela comme un signal, en boitillant dans la vase, s’en retournent à la ferme. « Mais, à la ferme, quelle soupe ont-ils donc, ce soir, ça sent joliment bon », disent les canards.
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Collectif Les Soirées de Paris

Là sont réunis sous la terre, le tout petit enfant au grand sage, le voleur au prêtre, l’ennemi à l’ennemi et l’ami à l’amie. Là sont réunis sous la terre tous ceux que la vie a séparés. Mais la terre garde bien son secret, elle ne dit pas où sont ses morts et où, nous serons, nous les vivants. Mais la chèvre mange son herbe verte derrière le mur du petit cimetière.
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Collectif Les Soirées de Paris

Les canards la tête sous leur aile.
Et au village, dans les marmites, la soupe chante très fort et très vite ; dans toutes les marmites elle chante et le village lui-même est comme une grande marmite où toutes les odeurs différentes des soupes se mêlent pour s’envoler par-dessus les chaumes comme un son de cloche et aller dire aux autres villages, aux villages de toute la terre : « Le soir est descendu chez nous et les troupeaux rentrent aux étables. »
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