Résumé

Portrait de Mireille Havet Mireille Havet La Maison dans l’œil du chat

La maison était seule au bord du Vide qui avait enveloppé son petit jardin.
La maison était seule au bord du Vide, comme toutes les maisons, auxquelles personne ne pense et que personne ne voit.
Le Vide montait jusqu’au ciel, qui n’était plus le ciel mais l’éternité ! Et si l’on s’était retourné assez vite, on aurait peut-être vu du seuil de la maison : la vie tout entière précédée du passé et suivie de l’avenir.
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Portrait de Mireille Havet Mireille Havet La Maison dans l’œil du chat

Sur les routes, l’on sait comment est la poussière, l’herbe plus foncée qui pousse de chaque côté et le blé pâle dans les champs plats qui ne veulent plus finir.
Cinq heures.
Comme le bruit des charrettes est spécial sur la route. On dirait qu’elles emportent, au milieu du foin roussi par le soleil, un morceau de vie et d’éternité qui sonne comme une cloche le long des essieux lourds, dans les ornières bordées de soir d’été.
Comme le bruit des charrettes est spécial sur la route. Comme les avoines sont rousses et les haies rapprochées.
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Portrait de Mireille Havet Mireille Havet La Maison dans l’œil du chat

Tu as cueilli des fleurs pour orner ta chambre ; ainsi en faisant tes devoirs, tu pourras contempler ce souvenir de ta promenade et tu reverras tout de suite la forêt or et verte, comme un pourpoint de roi. Tu reverras cet écureuil qui a glissé devant tes yeux, comme une flamme échappée du soleil. Tu reverras le paysan qui chantait en poussant sa charrue et le soleil sur la charrue... qui reluisait.
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