Victoire Tinayre

Résumé

Victoire Tinayre Edgar Quinet et Alfred de Musset enfants (1880-1881)

Après en avoir retiré soigneusement toute la cendre, madame Quinet banda les yeux d'Edgar avec un linge mouillé ; déshabilla, coucha le pauvre petit, puis elle prit son tricot et s'assit à côté de lui. Elle lui raconta une belle histoire, pour lui faire oublier son mal. Il s'endormit et, le lendemain, il n'y paraissait plus.
Mais Edgar qui était un petit garçon extrêmement intelligent, pour son âge, n'oublia pas l'accident des cendres. En y pensant il se disait que les grandes personnes, les mamans, surtout, sont bien plus prévoyantes que les enfants, qui ne le sont
guère.
Source : Gallica

Victoire Tinayre Edgar Quinet et Alfred de Musset enfants (1880-1881)

Quand le soleil commençait à être trop chaud, Edgar revenait à la maison. Alors sa maman l'instruisait. Elle le faisait parler latin et lui apprenait des morceaux de poésie, qu'il récitait ensuite, si bien que c'était un charme cle l'entendre. Madame Quinet voulait que son petit Edgar fût à la fois courageux et prudent. Pour y parvenir, elle l'accoutumait à faire des choses même dangereuses, autant pour lui apprendre à mépriser le danger qu'à lui faire avoir la prudence nécessaire pour y échapper.
Source : Gallica

Victoire Tinayre Edgar Quinet et Alfred de Musset enfants (1880-1881)

Il avait cinq ans. Quand il aimait quelqu'un c'était de toute son âme. Plus tard, ce fut la même chose.
Pendant plus de quinze jours Alfred fut si triste qu'il ne faisait que pleurer. Sa tante, sa maman avaient beau faire, elles ne pouvaient le consoler. Mlle Nanine lui donna un de ses petits chats, son papa lui acheta de beaux joujoux, mais rien n'y faisait. Ce qui lui manquait ce n'était pas tout ça, c'était sa chère Clélie qui l'asseyait sur ses genoux et faisait des contes pour lui seul, des contes si jolis !
Source : Gallica

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