Jules Girardin

Résumé

Jules Girardin Le brin de fil (3 édition) (1897)

« Pas d'autres voyageurs? dit Amédée en voyant paraître une dame et une petite fille de neuf ans. Bellegambe, attention aux bagages! »
Bellegambe était celui des domestiques de l'hôtel Viriot qui accompagnait toujours Amédée à la gare.
La dame, mise simplement, avait un air de grande bonté et de grande distinction; la petite fille ressemblait, de tout point, à sa mère, avec
ce quelque chose de très attrayant que l'on peut appeler le charme de l'enfance heureuse.
Source : Gallica

Jules Girardin Le brin de fil (3 édition) (1897)

Ce qu'Yzeult faisait là par fantaisie de petite fille, nous devrions tous le faire par principe raisonné. Par l'imagination, elle se mettait à la place de sa mère, et, par cela seul qu'elle se mettait à sa place, elle comprenait ses raisons et rendait justice à ses intentions. Se mettre par la pensée à la place des gens, et entrer ainsi dans leurs raisons, c'est le meilleur moyen de ne pas s'obstiner dans ses propres idées et d'être bon, charitable et équitable envers tout le monde.
Source : Gallica

Jules Girardin Le brin de fil (3 édition) (1897)

Laissant donc les cinq mamans à leurs réflexions, il s'en alla en flânant tout seul, bien loin, bien loin, suivant le pied des falaises. Il s'arrêtait de temps en temps devant les flaques d'eau où se démenaient, comme de petites folles, les crevettes abandonnées par la dernière marée; ou bien, avec la pointe de sa canne, il creusait des rigoles dans le sable, pour faire écouler l'eau des flaques, et il regardait couler l'eau, tout absorbé par ce jeu d'enfant, lui, un conseiller d'État; ou bien encore il soulevait les longues traînes de varech, et les lançait à vingt pas de lui.
Source : Gallica

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