Mélanie Dumont

Résumé

Mélanie Dumont,  Le nouveau livre des petits enfants (1871)

“ Vincent ne venait jamais chercher son jeune maître sans lui apporter soit la plus belle fleur de son jardin, soit un petit papillon qu'il attrapait à son intention, ou bien encore quelques mûres des bois dont il s'était privé pour lui. Vincent veillait sur Émile et cherchait à lui éviter tout ce qui pouvait le contrarier ou lui nuire; plus d'une fois il le garantit de quelque petit danger en s'y exposant lui-même.
Émile, qui courait toujours à
perdre haleine et se mettait en sueur sans la moindre précaution, eut une fluxion de poitrine qui donna les plus vives inquiétudes à ses parents.
”
Source : Gallica

Mélanie Dumont,  Le nouveau livre des petits enfants (1871)

“ Mais, hélas! cette plante est malsaine, et bientôt Augusta se sent prise d'un mal de cœur insupportable.
— Qu'as-tu, mon enfant? lui demande son oncle en la voyant cracher avec répugnance.
- C'est cette fleur, dit-elle, qui a un mauvais goût.
— Malheureuse habitude ! s'écria l'oncle; cette plante est vénéneuse.
— Je suis morte, mon oncle !.
Elle est pourtant si belle !.
— Cela ne sera rien, dit M. de Champeau. Asseyons-nous ici; je vais te convaincre, par l'analyse de
cette plante, du danger que l'on court à mettre dans sa bouche les choses qu'on ne connaît pas.
”
Source : Gallica

Mélanie Dumont,  Le nouveau livre des petits enfants (1871)

“ Armand était un petit garçon fort gentil, aimable et doux; sans être poltron, il avait une grande frayeur de tous les insectes : la présence d'une araignée le faisait trouver mal; voyait il une chenille, il poussait des cris affreux; une mouche même effleurait-elle du bout de son aile son petit nez, il courait cacher
son visage dans les genoux de sa mère; et cependant il n'avait pas la moindre peur d'un chien, d'un cheval, et d'autres gros animaux.
”
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature