Résumé

Nouveaux Contes pour les enfants (1895)

Élise reprit Pierrot dans sa main et lui donna une série de petits baisers. Oubliant le chagrin qui est le dénouement presqu'inévitable de toutes ces histoires d'oiseaux, elle était maintenant tout à fait décidée à ne pas se séparer du moineau, et à s'en faire le plus de plaisir possible.
— Mère, crois-tu que la vieille Rosalie voudrait bien me prêter sa cage, puisque son canari vient de mourir?
— Peut-être, pour quelques jours, du moins, répondit Mme Marcelin.
— Elle ne veut plus garder d'oiseau; elle dit qu'elle n'en aimera jamais un autre. Et puis elle est si vieille!
Source : Gallica

Nouveaux Contes pour les enfants (1895)

Plus bas, posée sur une branche, il y a la petite poupée qu'une camarade a donnée à Lisette, le jour des funérailles, pour essayer de la consoler.
Les étoiles, par milliers, brillent maintenant dans un ciel pur. Elles projettent une vraie clarté sur les enfants, sur le tertre où la neige à des reflets argentés, et sur l'arbre de Noël.
On dirait que Dieu a voulu allumer pour l'arbre privé de petites. bougies toutes les petites lumières du firmament, et qu'il fait descendre sa bénédiction sur l'arbre, la tombe et les enfants.
Mais bientôt, le désespoir saisit de nouveau les orphelins.
Source : Gallica

Nouveaux Contes pour les enfants (1895)

Le petit sapin s'est fait vraiment arbre de Noël. En haut brille la croix d'honneur qu'Abel a gagnée à l'école et que le maître a attachée le matin même sur sa poitrine. Elle est la récompense du travail et de la conduite des six derniers mois. La mère n'a pas su, avant de mourir, que son Abel l'avait reçue.
— Elle le sait, maintenant, se dit le petit garçon. Il pense qu'entre les tombes et le ciel, l'espace est plein d'âmes qui reviennent voir comment se fassent les choses pour ceux qu'elles ont quittés.
Source : Gallica

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