Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 32…

Car le ciel a des mouvements extérieurs, par lesquels on peut conjecturer ses intentions ; tandis que l’extérieur de l’homme ne trahit pas, quand il ne le veut pas, ses sentiments intimes. Certains paraissent droits, alors qu’ils sont passionnés ; d’autres paraissent frustes, alors qu’ils sont habiles ; d’autres paraissent simples, qui sont pleins d’ambition ; d’autres paraissent fermes, alors qu’ils sont trop souples ; d’autres paraissent lents, qui sont précipités. Certains qui paraissent altérés de justice en ont peur comme du feu. Aussi le Sage ne se fie-t-il jamais à l’apparence.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 32…

Pareilles gens ne vous apprendront rien. Les propos du vulgaire sont un poison, non un aliment, pour un homme comme vous. À quoi bon les intimités avec des gens qui sentent et pensent différemment. C’est l’ordinaire, que les habiles s’usent, que les savants se fatiguent, comme vous faites. Et pour qui ? Pour des êtres frivoles et nuls, qui ne savent que se promener entre leurs repas, errant à l’aventure comme un bateau démarré qui s’en va à vau-l’eau, se payant à l’occasion un entretien avec un Sage pour distraire leur ennui.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 32…

Par ces paroles suprêmes, Tchoang-tzeu montra sa foi dans l’identité de la vie et de la mort, son mépris de toutes les vaines et inutiles conventions. À quoi bon vouloir aplanir avec ce qui n’est pas plan ? À quoi bon vouloir faire croire avec ce qui ne prouve rien ? Quelle proportion ont, avec le mystère de l’au-delà, les rits et les offrandes ? Les sens ne suffisent que pour l’observation superficielle, l’esprit seul pénètre et fait conviction. Cependant le vulgaire ne croit qu’à ses yeux, et n’use pas de son esprit.
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