Résumé

Zhuang Zi Œuvre de Tchoang-tzeu

Vide, paix, contentement, apathie, silence, vue globale, non intervention [61] , voilà la formule du ciel et de la terre, le secret du Principe et de sa vertu. Le Sage taoïste agit à l’instar. Paisible, simple, désintéressé, aucune tristesse ne se glisse dans son cœur, aucune convoitise ne peut l’émouvoir ; sa conduite est parfaite ; ses esprits vitaux restent intacts. Durant toute sa vie il agit à l’instar du ciel, à sa mort il rentre dans la grande transformation. En repos, il communie au mode yinn ; en mouvement, au mode yang, de l’univers. Il ne cause, à autrui, ni bonheur, ni malheur.
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Zhuang Zi Œuvre de Tchoang-tzeu

De même la loi qui préside à l’évolution humaine est comme un engrenage. Le Sage suit le mouvement, sans regimber, sans s’accrocher. Prévoir et calculer, c’est artifice ; se laisser faire, c’est suivre le Principe. C’est en laissant faire que les empereurs et les rois de la haute antiquité se sont élevés et rendus célèbres. — Le passage de l’homme, entre le ciel et la terre, de la vie à la mort, est comme le saut du coursier blanc, qui franchit un ravin d’un bord à l’autre ; l’affaire d’un instant. Comme par l’effet d’un bouillonnement, les êtres entrent dans la vie
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Zhuang Zi Œuvre de Tchoang-tzeu

Or l’accord avec les hommes, c’est la joie humaine, le bonheur sur terre ; l’accord avec le ciel, c’est la joie céleste, le bonheur suprême. — Dans un paroxysme d’admiration pour son idéal, le Vide, le Repos, le Principe, Tchoang-tzeu lui adresse cette prosopopée :
— Ô mon Maître ! mon Maître ! Toi qui détruis sans être méchant ! Toi qui édifies sans être bon ! Toi qui fus avant les temps, et qui n’es pas vieux ! Toi qui couvres tout comme ciel, qui portes tout comme terre, qui es l’auteur de tout sans être habile (action inconsciente) ! Te comprendre ainsi, voilà la joie céleste.
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