“ Tant la population de Ts’i est dense et nombreuse ! Son territoire est déjà assez étendu, sans qu’il soit besoin de l’accroître, et sa population assez serrée, sans qu’il soit besoin de l’augmenter. Que l’administration du prince de Ts’i soit bienfaisante, et il régnera sur tout l’empire ; personne ne pourra l’en empêcher. ”
Ts'i
Définition et enjeux
Citations sur “Ts'i”
“ Notre maître Tseng tzeu avait soixante dix disciples. Aucun d’eux n’aida (à calmer l’émeute) . Au contraire, lorsque Tzeu seu était dans la principauté de Wei, il vint des pillards de la principauté de Ts’i. Quelqu’un dit à Tzeu seu : « Des pillards sont arrivés ; pourquoi ne vous en allez vous pas ? » Tzeu seu répondit : « Si je m’en vais, qui gardera la principauté avec le prince ? » ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ En 293, le roi de Ts'in marchant de succès en succès, se voyant le maître incontesté de tous les autres princes, résolut de contraindre K'ing Siang-wang à l'obéissance ; il lui enyoya le message suivant: le royaume de Tch'ou a rompu impoliment avec nous ; je vais amener avec moi les armées des autres états ; que votre Majesté veuille donc se préparer à nous rejoindre sur le champ de bataille ; on verra qui vivra, qui mourra ! ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Au lieu d'accourir avec son armée, il s'en va offrir de riches cadeaux au roi de Ts'in pour gagner les bonnes grâces de ce mortel ennemi des trois principautés ; celui-ci ne demande pas mieux que d'avoir un allié puissant dont il saura se servir un jour contre elles. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Si donc votre Majesté se mettait d'elle-même à la remorque du roi de Ts'in les princes féodaux ne se tourneraient plus vers elle ; ils s'en iraient tous à la tour de Ts'ang-tai (2) , se déclarer vassaux de Ts'in. Celui-ci ne craint que vous; tant qu'un état comme le vôtre reste debout, Ts'in ne peut rien; si vous montrez de la faiblesse, il deviendra tout-puissant; il est impossible que vos deux royaumes subsistent ensemble. Ainsi, votre Majesté n'a rien de mieux à faire que d'entrer dans la ligue et d'isoler le roi de Ts'in ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Or, votre illustre royaume est à son apogée; il est si étendu que des quatre points cardinaux de l'empire, l'ouest et le nord lui appartiennent ; depuis que les hommes existent, jamais simple royaume ne s'est élevé à une telle puissance. Pendant trois générations, vos ancêtres ont bien compris qu'ils devaient faire une poussée jusqu'à la mer orientale, empêcher les princes de Ts'i de Han et de Wei de se liguer contre vous. ”
“ Les habitants de Ts’i ont un adage : La prudence et la perspicacité servent peu, si l’on ne saisit pas l’occasion ; la houe et le sarcloir servent peu, si l’on n’attend pas l’époque favorable. A présent, il est facile d’arriver à gouverner tout l’empire. Quand les dynasties des Hia, des In et des Tcheou étaient le plus florissantes, le territoire propre de l’empereur n’a jamais dépassé mille stades. Or le territoire de Ts’i a cette étendue. Les coqs et les chiens s’entendent et se répondent d’un endroit à l’autre dans toute l’étendue de la principauté. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Ayant tant de fois vaincu les troupes de Ts'in, les gens de Tch'ou commençaient à les mépriser ; le fameux lettré Song-i s'aperçut du danger; il crut devoir en avertir Hiang-leang: vos soldats sont trop fiers de leurs succès, lui dit-il; ils deviennent négligents et paresseux : les troupes de Ts'in s'amassent de plus en plus autour de vous; je crains beaucoup pour votre seigneurie! Hiang-leang ne tint pas compte de cet avertissement: il envoya même l'importun admoniteur au pays de Ts'i ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Ce fut plutôt une suspension d'armes qui permettait au roi de Tsin de résister à un autre rival non moins dangereux ; à savoir, son puissant voisin le roi de Ts'in. En 576, pendant l'été, Kong-wang mettait une armée en campagne contre le comte de Tcheng. Tse-nang, son propre frère, chercha en vain à le détourner de cette entreprise: Nous venons à peine de faire un traité ; manquer ainsi à la foi jurée ne me semble cependant pas permis ! Tse-fan le ministre de la guerre, lui répliqua: Quand on peut faire son profit, on va de l'avant, sans se préoccuper d'autre chose ! ”
“ « Maître, si vous occupiez un poste élevé dans la principauté de Ts’i, pourriez-vous promettre de renouveler les œuvres de Kouan Tchoung et de Ien tzeu ? » Meng tzeu répondit : « Vous êtes vraiment un habitant de Ts’i ; vous ne connaissez que Kouan Tchoung et Ien tzeu. (Kouan Tchoung fut ministre de Houan, prince de Ts’i, pendant plus de quarante ans. Koung suenn, petit-fils ou descendant de prince, est un nom de famille que prenait la branche cadette d’une famille princière) . « Quelqu’un demanda à Tseng si : « Maître, lequel des deux l’emporte sur l’autre ; de vous ou de Tzeu lou ? » ”
“ « Quand j’étais dans la principauté de Ts’i, je n’avais pas de dépense à faire. Offrir des présents à un homme qui n’a pas de dépense à faire, c’est l’acheter. Se pourrait il qu’un homme sage se laissât prendre par des présents ? » 4. Meng tzeu étant allé à P’ing lou (dans la principauté de Ts’i) , dit au grand préfet (K’oung Kin sin) qui gouvernait cette ville : « Si l’un de vos petits officiers qui commandent cinq hommes, abandonnait ses soldats trois fois en un jour, le puniriez vous de mort ? » ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ « Les États de Tsin, de Tch'ou, de Ts'i et de Ts'in sont à peu près égaux. Si K'ang-wang peut obtenir de Ts'in qu'il fasse visite à notre humble capitale, nous ferons tous nos efforts pour persuader au roi de Ts'i d'aller saluer K'ang-wang. » Au jour jen-chen , Hiang-siu rapportait ces paroles à Tse-mou ; celui-ci dépêchait à toute vitesse un courrier à la capitale. K'ang-wang comprit que sa proposition aboutirait à un échec ; il manda donc à Tse-mou : «Laissez les deux princes de Ts'i et de Ts'in en dehors de cette question ; il suffit que les autres fassent la visite demandée. » ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Alors le seigneur Tchao-tsiu se leva et dit: quoique nous ayons pris les anciens royaumes de Ou et de Yué , cela ne suffit pas pour laver les affronts que nous avons ensuite subis ; il nous faut le pays de Ts'in: alors notre honneur sera vengé aux yeux des autres princes. Mettons-nous en bons rapports avec le ministre Yu Li-tsi ; l'état de Han briguera aussitôt notre amitié; le roi de Ts'i nous offre son alliance, acceptons la franchement ; son premier ministre, le prince Mei est originaire de Han; son autorité sera un bien commun entre les trois pays; elle nous sera très utile. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Tous les dignitaires venaient le congratuler de cette bonne fortune; Tch'en-tchen |£ seul était dans la tristesse; Hoai-wang lui en fit des reproches : nous allons, sans coup ferir, récupérer six cents li de territoire, et vous pleurez ! — Hélas! répondit Tch'en-tchen, l'unique raison pour laquelle le roi de Ts'in nous estime et nous craint, c'est notre alliance avec le prince de Ts'i ; maintenant vous voulez rompre, avant d'avoir reçu aucune compensation, une union si avantageuse pour votre royaume ; vous allez être isolé ; c'est justement ce que veut le roi de Ts'in, avant de vous attaquer. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Or, maintenant votre Excellence étant premier ministre, ayant battu l'armée de Wei tué son général, a acquis des mérites de premier ordre, qui ne peuvent être surpassés. Elle se transporte au pays de Ts'i pour y faire la guerre; si elle remporte la victoire, quels plus grands honneurs en recevra-t-elle? Si elle est trompée dans son espoir, ses dignités, sa vie même sont en danger, et son royaume en subira de grandes calamités. ”
“ Ainsi, vous l’admettez, reprit Meng tzeu, une petite principauté ne peut lutter contre une grande, un petit nombre contre un grand nombre, un faible contre un fort. L’empire compte neuf contrées qui ont chacune mille stades en tous sens. Le prince de Ts’i possède une de ces contrées. Ne serait il pas aussi impossible de soumettre les huit autres avec une seule, qu’il le serait au prince de Tcheou de lutter contre celui de Tch’ou ? Entrez donc dans la voie qui seule peut vous conduire au terme de vos désirs. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le fameux Yen-p'ing-tchong (1) vint trouver le roi, et lui dit : l'an dernier, à la réunion des vassaux qui eut lieu à Chang-jen (2) , il fut décidé que personne ne recevrait ce transfuge; si vous lui donnez l'hospitalité, que ferez-vous de lui ? un petit état, dans ses rapports avec les grands, doit surtout montrer de la fidélité; la loyauté disparaissant, aucun gouvernement ne peut subsister ; que votre seigneurie veuille bien y penser ! Le roi de Ts'i persista à garder son hôte. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le roi répondit : notre pays a trois grands appuis, qui manquent à d'autres : nous sommes si forts que nous n'avons à craindre aucun ennemi ; nous sommes protégés par de hautes montagnes et de grands fleuves ; nos pâturages nourrissent des chevaux pour une nombreuse cavalerie, et pour une multitude de chars de guerre ; nos puissants voisins Ts'i et Tch'ou sont déchirés par des révolutions ”
“ Les princes de Ts’in et de Tch’ou ne laissent pas à leurs sujets le temps de labourer la terre ni de la débarrasser des mauvaises herbes, pour en tirer les choses nécessaires à l’entretien de leurs parents. Les parents souffrent du froid et de la faim. Les frères, la femme et les enfants se séparent et se dispersent. Ces princes ruinent leurs peuples. Si vous alliez les attaquer, qui combattrait, pour eux contre vous ? ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le sage Tch'en-wen-tse dit à ses amis : la révolution ne tardera pas à éclater dans ce pays ; car on m'a autrefois enseigné ce principe : quiconque ne tient pas bien cache son attirail de guerre provoque son propre peuple à la rébellion ! (2) . On était alors en automne ; l'armée de Tsin approchait : le roi de Ts'i députa Tch'en-wen-tse nommé aussi Tch'en-siu-ou Pour accompagner l'ambassadeur, s'excusant de ne pas aller, lui-même, à cause des préparatifs de défense. ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le traité n'en fut pas moins signé par le rusé Tse-tcheng, au nom de son maître ; tous les seigneurs et officiers de Tsin reçurent les cadeaux les plus (1) Po=était à 14 li à l'ouest de Yen-che-hien, qui est à 70 li à l'est de sa préfecture Ho-nan-fou, [Ho-nan.] (p. Fa., vol. 12, p. 34) . 147 magnifiques, et les plus capables de contenter leurs passions. A la fin de cette même année, les troupes de Ts'in entraient enfin sur le territoire de Tsin et remportaient une victoire à Ly (1) . Les gens du pays, voyant une armée si peu nombreuse, avaient cru en avoir facilement raison ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ A l'avènement de Kong-wang au trône, la principauté de Wei n'avait pas envoyé d'ambassade le complimenter, et renouveler l'amitié qui existait jusqu'alors entre les deux pays ; c'était déjà un mauvais signe ! Bien plus, elle avait fait un pacte d'alliance avec le roi de Tsin, contre celui de Ts'i ; c'était donc une défection complète : elle méritait un châtiment exemplaire ; on décréta de régler d'abord cette affaire, avant de passer au duché de Lou. Tse-tchong, premier-ministre, s'adressant aux grands dignitaires, les exhorta comme il suit : Notre roi est bien jeune et bien faible ”
Léon Wieger, Les pères du système taoïste
“ D’emblée K’ang-ts’ang-tzeu lui dit : On vous a mal renseigné, en vous disant que je vois avec mes oreilles et que j’entends avec mes yeux ; un organe ne peut pas être employé pour un autre. — Peu importe, dit le prince ; je désire connaître votre doctrine. — Voici, fit K’ang-ts’ang-tzeu : Mon corps est intimement uni à mon esprit ; mon corps et mon esprit sont intimement unis à la matière et à la force cosmiques, lesquelles sont intimement unies au néant de forme primordial, l’être infini indéfini, le Principe. ”
“ Désormais votre peuple a le moyen de vous rendre, à vous et à vos officiers, ce qu’il a reçu de vous. Prince, n’accusez pas le peuple. Si votre administration devient bienfaisante, le peuple aimera ses supérieurs et mourra pour ses chefs. 13. Wenn, prince de T’eng, dit à Meng tzeu : « La principauté de T’eng est petite, et se trouve entre celle de Ts’i et celle de Tch’ou (qui sont puissantes) . (T’eng, à présent T’eng hien dans le Ien tcheou fou, n’avait que cinquante stades d’étendue) . Dois je me mettre sous la dépendance de Ts’i ou sous celle de Tch’ou ? » ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Mais il leur répondit: les anciens m'ont enseigné que celui qui risque à tout prix sa fortune, est incapable de mesure : comme un vase trop chargé d'un côté penche et se renverse. Bientôt cependant, Chen Tchou-leang apprenait le massacre du seigneur Koan-sieou homme très distingué, qui avait fui le royaume de Ts-'i sa patrie, où son père, le fameux Koan-tchong avait été ministre. A cette nouvelle, il se mit en route pour la capitale. Cheng le révolutionnaire, avait essayé d'établir un autre roi ; il voulait mettre sur le trône le prince Tse-liu ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le roi de Tsin convoqua une réunion des princes féodaux à Kiué-yn (1) , pour aviser aux moyens de secourir le pays de Ts'ai. Tse-p'i , ministre de Tcheng , était sur le point de partir, quand le lettré homme d'état Tse-tch'an j|| chercha à le retenir: votre voyage sera sans effet, lui disait-il ; sauver un état comme celui de Ts'ai est impossible; il est si petit et si mauvais! Celui de Tch'ou est si puissant et si pervers ! L'un et l'autre périront ; le ciel va se servir de Tch'ou pour anéantir Ts'ai ”
traduction Séraphin Couvreur, Les Entretiens de Confucius
“ « Je ne le sais pas ; [son indifférence pour les charges] est-elle un signe d’humanité ? »Tzeu tchang dit : « Ts’ouei tzeu, ayant tué son prince, le Prince de Ts’i Tch’enn Wenn tzeu [30] , abandonna ses dix attelages de quatre chevaux, et quitta sa terre natale [31] . Arrivé dans une autre principauté, il dit : “Ici les officiers ressemblent à notre grand préfet Ts’ouei tzeu”. Et il s’en alla. Quand il arrivait dans une nouvelle principauté, il disait toujours : “Ici les officiers ressemblent à notre grand préfet Ts’ouei tzeu”. Et il se retirait. Que faut-il penser de lui ? » ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Il publia donc bien haut que Tchang-i n'était plus son premier ministre ; en même temps il l'envoyait jouer le rôle de traître à la cour de Tch'ou, ce qui lui réussit à merveille. S'adressant à Hoai-wang, le fourbe lui dit: mou humble maître n'aime personne autant que votre Majesté; quant à ma chétive perssonne, je désire si fort jouir de votre présence, que pour cela je suis prêt à accepter l'office de portier dans votre palais. Une seule chose nous sépare ; c'est votre affection pour le roi de Ts'i, l'ennemi de mon maître, et le mien ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Keculons de trois journées ; évitons le combat; si l'armée de Tch'ou s'en retourne dans son pays, que pouvons-nous désirer de plus? si elle persiste à nous pousser, elle sera dans son tort. Les gens de Tse-yu voulurent en effet arrêter leur marche en avant, mais il s'y opposa absolument. Donc en été, à la 4e lune, au jour appelé Meou-tch'en l'armée de Tsin vint camper à Tch'eng-pou (1) ; elle y fut bientôt rejointe par les troupes de Song commandées par leur propre prince ; celles de Ts'i arrivèrent, sous les ordres des généraux Kouo-koei-fou et Ts'oei-yao ”
Albert Tschepe, Histoire du royaume de Tch'ou @… (1903)
“ Le fameux ministre Ou Tse-siu originaire de Tch'ou, voyant que le royaume de Ou courait à sa perte, confia son fils à la cour de Ts'i , et lui donna le nom de Wang Suen-che La grande famille Fau de Tsin descendait du fameux empereur Yao. et son nom de clan était Ki ; alors son nom de famille était Tao T'ang.-che sous la dynastie Hia elle s'appela Yu Long-che sous la dynastie Chang elle s'appela Che wei-che ; sous la dynastie Tcheou elle s'appela T'ang Tou-che ayant été chargée du gouvernement de Fan . ”
