Kakuzō Okakura,
Le livre du thé
(茶の本, ''Cha no hon'')
“ Dans l’apologie grotesque elle-même du Taoïsme qu’offre la Chine actuelle, nous trouverions une mine de traits comiques dont aucune religion ne possède l’équivalent. Mais c’est dans le domaine de l’esthétique que l’action du Taoïsme sur la vie asiatique a été la plus forte. Les historiens chinois ont toujours considéré le Taoïsme comme « l’art d’être au monde », car il a trait au présent, c’est-à-dire à nous-mêmes. C’est en nous que Dieu se rencontre avec la Nature et que hier est distinct de demain. Le Présent est l’Infini en mouvement, la sphère légitime du Relatif. ”
