Résumé

Portrait de Théodore Pavie Théodore Pavie Les Trois Religions de la Chine

L’amour des lettres, de la littérature proprement dite, que les maîtres de la Chine développaient dans tout l’empire et jusque chez les peuples conquis, par l’établissement d’une foule de collèges et de gymnases, indiquait une ère de splendeur qui portait avec elle les symptômes d’une décadence prochaine. Ce fut alors qu’on vit paraître comme un prodige la lettrée Pan-Hoeï, dont la vie est tout un gracieux roman.
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Pourquoi le philosophe se plaît-il à s’entourer de mystère ? Sous cette modestie exagérée, sous cet amour jaloux de la vérité, Lao-tseu semble cacher une vanité blessée ; on le surprend à désespérer du monde, que Confucius a l’espoir et l’ardent désir de régénérer. Celui-ci traduit tout en enseignemens ; celui-là explique longuement la nature du Tao, de cette voie divine qu’il cherche, dans laquelle il marche, presque sans se soucier d’y attirer les hommes sur ses pas.
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Les petits états, gouvernés par des princes feudataires qui relèvent du monarque souverain, sont autant de foyers d’où les lumières rayonnent à l’entour. Malgré les troubles intérieurs qui agitent cette monarchie féodale, la nationalité chinoise se développe et s’affermit. Les hordes qui habitent le littoral et les provinces méridionales du futur empire courbent la tête l’une après l’autre et s’assimilent aux vainqueurs ; l’action civilisatrice se fait sentir tout entière du dedans au dehors.
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