Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 24…

Ainsi fait le Sage, qui embrassant le ciel et la terre, fait du bien à tous, sans vouloir être connu. Celui qui a passé ainsi, sans charge durant sa vie, sans titre après sa mort, sans faire fortune, sans devenir fameux, celui-là est un grand homme. — Un chien n’est pas un bon chien parce qu’il aboie beaucoup, un homme n’est pas un Sage parce qu’il parle beaucoup. Pour être un grand homme, il ne suffit pas de croire qu’on l’est, il ne suffit pas de vouloir faire croire qu’on l’est.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 24…

J’ai bien peur que mon fils n’ait aussi un étrange avenir. Je lui aurais souhaité de vivre comme moi libre entre le ciel et la terre, se réjouissant comme moi des bienfaits du ciel et se nourrissant des fruits de la terre. Je ne lui souhaite pas plus qu’à moi d’avoir des affaires, des soucis, des aventures. Je lui souhaite, comme à moi, de monter si haut dans la simplicité naturelle qu’aucune chose terrestre ne puisse plus lui faire impression.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 24…

Chacune fait frémir les autres. Comment auraient-elles raison, toutes les cinq ? — Qu’on fasse frémir, dit Hoei-tzeu, cela ne prouve pas qu’on a tort. Qui a le dernier mot a raison. Voilà beau temps que les disciples de Confucius, de Mei-ti, de Yang-tchou, de Koungsounn-loung épluchent mes arguments, cherchent à m’étourdir par leurs cris. Jamais ils n’ont pu me faire taire ; donc j’ai raison. — Écoutez cette histoire, dit Tchoang-tzeu. Dans un moment de détresse, un homme de Ts’i vendit son fils unique à ceux de Song, pour en faire un eunuque.
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