Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 17…

Oui et non, dit le Génie de la mer. Les notions d’extrême atténuation et d’extrême amplification ne s’établissent pas clairement en prenant pour exemple un même être. L’extrêmement ténu concevable, c’est l’essence abstraite. La base de l’amplification mesurable, c’est la matière concrète. Essence et matière sont deux choses différentes, qui coexistent dans tout être sensible, supérieur à zéro. Zéro, c’est ce que le calcul ne peut plus diviser ; l’infini, c’est ce que les nombres ne peuvent plus embrasser.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 17…

Tous sont appelés bons souverains, parce qu’ils agirent conformément au goût des gens de leur temps, et plurent à leur époque. Se tromper d’époque, agir contrairement au goût de ses contemporains, voilà ce qui fait qualifier d’usurpateur. Médite ces choses, ô Génie du fleuve, et tu comprendras qu’il n’y a ni grandeur ni petitesse, ni noblesse ni bassesse, ni bien ni mal absolu ; mais que toutes ces choses sont relatives, dépendantes des temps et des circonstances, de l’appréciation des hommes, de l’opportunité.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 17…

Le Principe est immuable, n’ayant pas eu de commencement, ne devant pas avoir de fin. Les êtres sont changeants, naissent et meurent, sans permanence stable. Du non-être ils passent à l’être, sans repos sous aucune forme, au cours des années et des temps. Commencements et fins, croissances et décadences, se suivent. C’est tout ce que nous pouvons constater, en fait de règle, de loi, régissant les êtres. Leur vie passe sur la scène du monde, comme passe devant les yeux un cheval emporté.
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