Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 20…

Or l’intérêt est un lien faible, que le malheur dénoue. Tandis que la nature est un lien fort, qui résiste à toutes les épreuves. Il en va de même, de l’amitié intéressée, et de l’amitié transcendante. L’homme supérieur, plutôt froid, attire ; le vulgaire, quoique chaud, repousse. Les liaisons qui n’ont pas une raison d’être profonde, se défont comme elles se sont faites. Or vous n’êtes qu’un homme vulgaire, et l’intérêt est le seul lien qui vous lie à vos disciples. Aussi leur attachement cesse-t-il avec l’adversité. — Je vous remercie, dit Confucius.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 20…

Confucius dit : La faim, la soif, le froid, le chaud, la pauvreté, les obstacles et les contradictions, tout cela est inclus dans l’évolution cosmique, dans la loi des transformations ; tout homme rencontre donc ces choses sur sa route, et doit s’y résigner. Un inférieur ne doit pas se révolter contre les dispositions de son supérieur. Combien plus le devoir de la soumission incombe-t-il à tout homme par rapport au ciel !
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 20…

Confucius dit : Vers un homme en charge, honneurs et argent, tout conflue. Biens extérieurs, qui n’ajoutent rien à sa valeur morale, qui ne changent rien à sa destinée. Celui qui se laisse séduire par eux, déchoit du rang de Sage, tombe au niveau des voleurs (que l’argent tente) . Or, vivre au milieu des richesses et des honneurs, sans se laisser séduire par les richesses et les honneurs, c’est très difficile. Il faut au Sage, dans cette situation, la circonspection de l’hirondelle. Cet oiseau ne se pose jamais sur un point que son œil perçant a jugé peu sûr.
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