Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 18…

Pour moi, le bonheur consiste dans l’inaction, tandis que le vulgaire se démène. Je tiens pour vrai l’adage qui dit : le contentement suprême, c’est de n’avoir rien qui contente ; la gloire suprême, c’est de n’être pas glorifié. Tout acte posé est discuté, et sera qualifié bon par les uns, mauvais par les autres. Seul, ce qui n’a pas été fait ne peut pas être critiqué. L’inaction, voilà le contentement suprême, voilà qui fait durer la vie du corps. Permettez-moi d’appuyer mon assertion par un illustre exemple. Le ciel doit au non-agir sa limpidité, la terre doit au non-agir sa stabilité
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 18…

Entendre parler les hommes fut un supplice pour ce pauvre oiseau ; combien plus la musique qu’on lui fit, et tout le mouvement qu’on se donna autour de lui. Si on jouait la symphonie Kiou-chao de Chounn, ou même la symphonie Hien-tch’eu de Hoang-ti, sur les rives du lac Tong-t’ing, les oiseaux s’envoleraient, les quadrupèdes s’enfuiraient, les poissons plongeraient jusqu’au plus profond des eaux, les hommes au contraire écouteraient émerveillés. C’est que les poissons vivent dans l’eau, et les hommes y meurent. La nature des êtres étant diverse, leurs goûts ne sont pas les mêmes.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 18…

Les officiers civils qui s’attirent la mort par leurs censures impertinentes sont au contraire blâmés par le vulgaire ; à tort ou à raison, je ne sais ; car, si leur franchise les prive de la vie, elle leur assure la gloire ; il y a du pour et du contre. Pour ce qui est du vulgaire lui-même, j’avoue que je ne comprends pas comment on peut tirer du contentement de ce qui le contente
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