Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 14…
“ C’est, lui dit celui-ci, la vertu des tigres et des loups. — Comment cela ? dit Tang. — Sans doute, dit Tchoang-tzeu ; les tigres et les loups n’aiment-ils pas leurs petits ? — Et la bonté suprême ? fit Tang. — La bonté suprême, répondit Tchoang-tzeu, consiste à ne pas aimer. — Alors, fit Tang, l’homme qui possède la bonté suprême, sera dépourvu de piété filiale ? — Vous vous trompez, dit Tchoang-tzeu. La bonté suprême est la bienveillance abstraite globale indifférenciée, qui n’est pas contraire aux bienveillances concrètes, déterminées, mais qui en abstrait. ”
