Résumé

Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 28…

Pour le disciple du Principe, l’essentiel c’est la conservation de sa vie. Il ne consacre au gouvernement d’une principauté ou de l’empire, quand il y est contraint, que l’excédent seulement de son énergie vitale, et considère sa charge comme chose accessoire, sa principale affaire restant le soin de sa vie. Les hommes vulgaires de ce temps compromettent au contraire leur vie pour leur intérêt ; c’est lamentable ! — Avant de faire quoi que ce soit, un vrai Sage examine le but et choisit les moyens.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 28…

Il a été en grand péril à Chang et à Tcheou. Maintenant le voilà assiégé ici. On désire qu’il périsse, sans oser le tuer : mais celui qui aura fait le coup ne sera certainement pas puni. Le Maître sait cela, et joue de la cithare. Est ce un Sage, celui qui se rend si peu compte de sa situation ? — Yen-Hoei rapporta ces paroles à Confucius qui, cessant son jeu, soupira et dit : Ce sont deux esprits sans portée. Appelle-les, que je leur parle ! — Quand ils furent entrés, Tzeu-lou dit à Confucius : Cette fois-ci, c’en est fait ! — Non, dit Confucius.
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Œuvre de Tchoang-tzeu/Chapitre 28…

Voilà un bel exemple du respect que le Sage a pour la vie d’autrui. — Celui qui comprend quel respect on doit avoir pour la vie n’expose la sienne, ni par amour de la richesse, ni par horreur de la pauvreté. Il ne l’expose pas pour s’avancer. Il reste dans sa condition, dans son sort. Tandis que le vulgaire s’expose à la légère pour un insignifiant petit profit. — Trois fois de suite, les gens de Ue assassinèrent leur roi.
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