Jean de Bar

Définition et enjeux

André Florent,  Aux temps héroïques de Jeanne Hachette (1945)

“ Jean de Bar connaissait son maître, il le savait porté à ne voir autour de lui que félonie. Mal inspiré, il crut pouvoir confier à un tiers le message qu'il aurait dû porter lui-même, et cela le perdit. Aux yeux du roi, il ne fut plus que l'homme qu'on avait
essayé d'acheter, c'est-à-dire l'homme susceptible de se vendre, et qu'il avait tendance à ne pas séparer de l'homme vendu.
”
Source : Gallica

Renet,  Beauvais et le Beauvaisis dans les temps modernes… (1898)

“ Cette haine implacable de 1465, s'est renforcée de l'interprétation maligne de la sortie, de Jean de Bar et a produit ses effets, dans le trop fameux procès sur la justice de la ville.
Nous ne pouvons nous associer ni aux haines de Louis XI ni aux perfidies des avocats de 1485. Nul n'a le droit, selon nous, d'accuser Jean de Bar de trahison, de prévarication, ni même de lâcheté. S'il y avait eu, au fond de son âme, quelque sentiment de peur, les hommes ne sauraient l'affirmer et nous restons tenus de respecter sa mémoire, les services qu'il a rendus et les malheurs qu'il a subis.
”
Source : Gallica

Albert Jacquemart,  Le Moyen-âge et la Renaissance… (1851)

“ Jean de Bar, serviteur du duc de Bourgogne, est brûlé à la fin du même siècle comme nécromancien et invocaleur du diable, et la grâce qu'on remarquait dans sa personne (on l'appelait le beau clerc) ne peut le sauver du supplice. L'exécrable Gilles de Laval, que l'on connaît mieux sous le nom de maréchal de Raiz et dont on a fait le type redouté de la légende de Barbe-Bleue, ne peut pas être précisément rangé parmi les magiciens du quinzième siècle ”
Source : Gallica

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