Résumé

La Commune devant l'histoire : les pillards de Neuilly (1872)

“ Je passe rapidement sur ce premier chef, qui est général à tous les accusés, et qui ne paraît pas être la préoccupation primitive de l'accusation. Je me borne à constater qu'il n'a pas sollicité son grade ; qu'on le lui a imposé pour ainsi dire, et que son excuse, excuse banale, mais aussi vraie, hélas! qu'elle est banale, c'est le besoin de vivre qui, pour tous les malheureux, a été plus fort que le devoir.
Mais le pillage, s'écrie dans sa juste indignation M. le Commissaire du Gouvernement, Monneau s'y est livré comme tous les autres.
”
Source : Gallica

La Commune devant l'histoire : les pillards de Neuilly (1872)

“ Pitié pour les honnêtes gens, pitié pour notre malheureux pays, honte et infamie pour ceux qui nous ont mis au ban des nations civilisées. Accordez toutefois votre commisération à la femme Duprat et à Besson, cet enfant égaré par un monstre de dépravation; accordez aussi votre indulgence à ceux d'entre eux que vous croirez devoir le plus la mériter, à Huë, entre autres; mais frappez sans faiblesse les vrais coupables.
Avec l'éminent magistrat qui a dirigé cette laborieuse instruction, estimez que l'inculpation des faits de pillage
domine celle des faits insurrectionnels.
”
Source : Gallica

La Commune devant l'histoire : les pillards de Neuilly (1872)

“ Mais prenez garde, Messieurs, vous êtes la justice, il vous faut le calme, le sang-froid ; ne vous laissez pas entrainer par une généreuse passion ; frappez les coupables, soit, mais chacun suivant ses œuvres.
Je viens défendre devant vous trois accusés, Barré, la fille Corbet et Mougès.
Barré est celui qui encourt la plus terrible responsabilité. M. le Commissaire du Gouvernement vous disait
en parlant de lui : « j'avais cru tout d'abord à la sincérité de son repentir. »
”
Source : Gallica

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