Jean-Nicolas Bouilly,
Conseils à ma fille, par J.-N. Bouilly…
“ Ernestine cherche tous les moyens de soutenir le jeu brillant d'Octavie ; mais celle-ci, se livrant, devant son père et les musiciens qui l'entourent, à tout l'élan de son âme, à toute la force de son talent, étonne, transporte, émeut et recueille les plus honorables félicitations. Ernestine elle-même éprouve un tel ravissement, qu'elle s'arrête malgré elle au milieu d'un passage, et dit à son amie : « Eh bien, avais-je tort de mettre la violette au-dessus de la rose ?... Ce soir je serai bien peu de chose auprès de vous ; mais s'humilier près d'une amie, c'est toujours s'élever. » ”
