Résumé

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Oeuvres chrétiennes des familles royales de France (1870)

Mais enfin, mon Dieu, que ce coeur, je vous en supplie , ne soit plus indigne de vous; rendez-le semblable à vous-même, entourez-le de vos épines pour en fermer l'entrée à toutes les afflictions déréglées; établissez-y votre croix, qu'il en sente le prix, qu'il en prenne le goût; embrasez-le de vos divines flammes. Qu'il se consume pour votre gloire, qu'il soit à vous après que vous avez voulu être tout à lui.' Vous êtes sa consolation dans ses peines, le remède à ses maux, sa force et son refuge dans les tentations, son espérance pendant la vie, son asile à la mort.
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Oeuvres chrétiennes des familles royales de France (1870)

Otez de mon coeur et de ma pensée tout, ce qui peut vous offenser. Mon Seigneur et mon Dieu, ne m'abandonnez plus à moi-même; car je commis ma foiblesso. Agissez donc toujours avec moi, afin que toutes mes actions ne tendent qu'à l'éternité bienheureuse. Ainsi - soit-il.
Combien de temps serai-je dans cet exil, Seigneur, dans cette terre déserte et sans eau, où l'on ne trouve que des bêtes qui sont prêtes à nous dévorer, et des embûches qui nous sont tendues à chaque pas que nous faisons? Si je m'abandonne à moi-même, je trouve un plus cruel ennemi que tous ceux que je rencontre.
Source : Gallica

Portrait de Paul Viollet Paul Viollet Oeuvres chrétiennes des familles royales de France (1870)

Enfin, mon Dieu, nous vous sentons au dedans de nous ; nous sentons que nous sommes faits pour vous aimer. Nous goùtons même une douceur infiniment au-dessus de tous les amours charnels : et nous résistons encore. Non, mon Dieu, ne permettez pas cette résistance : faites que je désire votre possession, et que je fasse toutes mes actions dans cette veue, afin qu'après vous avoir aimé sur la terre, je vous aime éternellement clans le ciel. Ainsi-soit-il.
Eloignez de moi, mon Dieu, toutes les pensées que je pourrois avoir contre votre volonté : brisez mon coeur de douleur de vous avoir offensé.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature