Victor Guyon des Diguères

Victor Guyon des Diguères,  Familles illustres de Normandie… (1870)

“ « Ma fille me prie de vous mander le mariage de M. de Nevers, ce M. de Nevers, si difficile à ferrer, qui glisse des mains alors qu'on y pense le moins : il épouse, devinez qui? Ce n'est point Mlle d'Houdancourt, ni Mlle de Grancey ; c'est Mlle de Thianges, jeune, jolie, modeste, élevée à l'Abbaye-au-Bois (1) . »
Le brillant comte de Guiche, fils aîné du maréchal duc de Grammont, dont les assiduités auprès de Mme Henriette d'Angleterre faillirent compromettre cette infortunée princesse, avait été lui-même fort épris de Mlle de Grancey, qu'il sacrifia à sa puissante rivale (2) .
”
Source : Gallica

Victor Guyon des Diguères,  Familles illustres de Normandie… (1870)

“ Quelque temps après, le duc de Longueville, gouverneur de la province, étant venu à Verneuil, voulut rendre visite à l'abbesse, à laquelle il prodigua les témoignages d'affection. Il avait, lui dit-il, l'honneur d'être allié à sa famille, qu'il tenait en grande estime; mais il considérait Guyonne « comme la bonne de sa race. »
Que n'était-il accompagné de Mme de Longueville, déjà plongée dans les intrigues de la Fronde, qu'elle finit par lui faire partager ! La fougueuse princesse eût peut-être été ramenée à des sentiments plus chrétiens par la douce influence de l'abbesse (1) .
”
Source : Gallica

Victor Guyon des Diguères,  Familles illustres de Normandie… (1870)

“ Quand je parle des maisons de Rouxel de Médavy, des comtes de Grancey, je parle d'un sang noble , généreux, illustre. Mais, Messieurs, ma sainte abbesse me fait ici des reproches ; elle renonça à toutes ces grandeurs domestiques ; elle n'a que du silence pour tous les avantages de la naissance; elle passe même jusques au mépris de tout ce qui peut, tant soit peu, détacher de la pauvreté du calvaire. ”
Source : Gallica

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