Siméon Luce,
Revue des Deux Mondes
“ « Jeanne disait, rapporte un témoin oculaire, que le royaume n’appartenait pas au dauphin, mais à son seigneur. Néanmoins, c’était la volonté de son seigneur que le dauphin fût roi et qu’il eût le royaume en commende ; elle ajoutait qu’il serait roi en dépit de ses ennemis et qu’elle le conduirait elle-même pour le faire sacrer. Robert de Baudricourt lui demanda alors quel était son seigneur, et elle répondit : « C’est le roi du ciel. » Assurément, la grande âme de la Pucelle pouvait seule parler un si simple et si magnifique langage. ”
