Gustave Le Brisoys Desnoiresterres

Résumé

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Les cours galantes. Tome 1 (1861-1864)

Le duc de Vendôme le savait bien, lorsqu'il répondait un jour à Philippe V, émerveillé de trouver tant de ressources, une trempe si vigoureuse chez un homme issu d'un personnage aussi mince que l'était M.-de Mercœur : « C'est que mon esprit vient de plus loin. » MM. de Vendôme ne ressemblaient pas plus l'un que l'autre à leur mère, cette douce et réservée Laure Mancini, la seule des nièces du cardinal qui ne fût ni galante ni légère, et mourut, au dire même de Saint-Simon, dans la première innocence des mœurs1.
Source : Gallica

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Les cours galantes. Tome 1 (1861-1864)

Louis XIV avait peu remarqué madame de Ludres tant qu'elle avait été fille de la reine ; il s'éprit d'elle lorsqu'elle fut à Madame. Bien que toujours - sous le charme de la grâce, de l'esprit infini de sa maîtresse, il ne sut pas résister aux doux yeux de la belle chanoinesse, qui se laissa aimer à la face de toute la terre. « Elle sembloit, dit Bussy, par le bruit qu'elle faisoit, songer plus à passer pour maîtresse qu'à l'être. » Elle le fut, toutefois, bel et bien, et cette liaison ne dura pas moins de deux ans.
Source : Gallica

Gustave Le Brisoys Desnoiresterres Les cours galantes. Tome 1 (1861-1864)

Madame de La Sablière ne pouvait disputer son amant à une Louison Moreau, elle ne pouvait que se résigner; mais elle le fit avec une force d'âme, un silence, une noblesse, une grandeur qui frappèrent d'admiration et inspirèrent des remords à l'infidèle. Elle s'était retirée aux Incurables, elle finit par guérir « d'un mal que l'on croit incurable pendant quelque temps, et dont la guérison réjouit plus que nulle autre 2. » Quant à La Fare, loin de se séquestrer du monde, il s'y précipita de plus en plus; mais, désormais, c'est à un autre La Fare que nous aurons affaire ; et quel La Fare !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature