Joseph Garin

Élements biographiques

Joseph Garin,  En Savoie. Histoire de l'abbaye de Tamié (1927)

“ Il rentra dans sa cellule et versa d'abondantes larmes; la nuit entière se passa dans les sanglots. Un religieux, son voisin, alla dire au supérieur du monastère que l'abbé de Tamié paraissait en proie au plus violent chagrin.
« L'Esprit de Dieu souffle où il lui plaît, répondit de Rancé; prions-le qu'il fasse de cet abbé un vase d'élection ».
Quelques instants après Somont vint se jeter en pleurant aux pieds du réformateur et lui dévoila l'état de son âme. Il protesta de la résolution où il était de réparer le mal autant qu'il le pourrait en introduisant la réforme dans son abbaye de Tamié.
”
Source : Gallica

Joseph Garin,  Le service sanitaire de Lyon : son organisation médicale et ses résultats pratiques (1878)

“ Ils verront que ni soins ni peines n'ont coûté à une petite phalange de médecins zélés pour élever le service sanitaire de Lyon au premier rang des institutions prophylactiques de ce genre, et ils resteront persuadés que ce service a atteint son but, dans la limite du possible.
La prostitution publique, en effet, est comme un vaste marécage, dont la police sanitaire, même au prix d'un drainage sans relâche, ne peut assainir qu'un étroit périmètre. La prostitution tolérée seule est soumise à ses lois; quant à la prostitution clandestine, elle lui échappe dans une étendue sans bornes.
”
Source : Gallica

Joseph Garin,  De la Police sanitaire et de l'assistance publique dans leurs rapports avec l'extinction des… (1866)

“ Il n'est pas moins nécessaire de préserver de l'infection les nourrices qui consentent à recevoir un enfant de santé douteuse ou manifestement malade.
A défaut de biberon, il est de règle que tout enfant syphilitique doit être nourri par sa mère ou par une nourrice qui elle-même a eu la syphilis. L'expérience apprend, en effet, qu'en vertu de la loi de l'unicité, un organisme déjà malade est en quelque sorte saturé de virus et impropre à en être de nouveau contaminé. Il n'y a donc alors aggravation de péril ni pour la femme, ni pour l'enfant, et le même traitement convient à tous deux.
”
Source : Gallica

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