Soldat romain

Définition et enjeux

Portrait de J.-J. Ampère J.-J. Ampère Revue des Deux Mondes

Le soldat, frappé d’une si singulière exclamation, avec cette crédulité aux prédictions d’un sorcier qui n’exclut pas des violences contre sa personne, et qui est partout naturelle aux peuples superstitieux, particulièrement au peuple italien, — le soldat romain, s’étant insinué auprès du vieux devin, sous prétexte de le consulter sur quelque prodige, le saisit tout à coup dans ses bras, l’emporta en dépit d’une résistance qui était, je crois, apparente, et le déposa à Rome en plein sénat.
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Portrait de Arthur Ponroy Arthur Ponroy Le Monde gallo-romain. Le Roi des cent rois… (1873)

Les mères élèvent leurs enfants au-dessus de leurs têtes ; c'est la framée d'un soldat germain qui les reçoit et les dépèce. Les vieillards sortent en faisant entendre des cris de détresse ; c'est la pique d'un vétéran qui leur répond. Les jeunes femmes, les jeunes filles à demi étouffées, livides d'horreur et le sein nu, lèvent les mains en demandant grâce... Le soldat romain est comme une machine de bois et de pierre ; il n'entend pas, il n'a pas d'âme, il n'a pas d'entrailles
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Portrait de Polybe Polybe Histoire générale

Voyons maintenant ce qui est propre à l’armure et à l’ordonnance des Romains, pour en faire la comparaison avec celle des Macédoniens.
Le soldat romain n’occupe non plus que trois pieds de terrain ; mais comme pour se couvrir de leurs boucliers et frapper d’estoc et de taille, ils sont dans la nécessité de se donner quelque mouvement, il faut qu’entre chaque légionnaire, soit à côté ou par derrière, il reste au moins trois pieds d’intervalle, si l’on veut qu’ils se remuent commodément. Chaque soldat romain combattant contre une phalange a donc deux hommes et dix sarisses à forcer.
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