Marie-Louise Lévêque

Élements biographiques

Marie-Louise Lévêque Les Nostalgies, poésies (1926)

Le vent passe dans l'ombre folle, Vivement, au lointain, s'enfuit.
Le halo, perdu dans la brune, A l'heure où l'ombre redescend, Adoucit l'éclat de la lune Qui sur la plaine se répand.
A la lune il fait une bague,
C'est un merveilleux anneau d'or Reflété sur mer par les vagues. Doucement la plaine s'endort.
Tout ici-bas est harmonie,
Dans le monde, tout est concert. Tout est musique, symphonie, Au plus profond de l'univers.
L'ARC-EN-CIEL
Le soleil luit, l'averse passe, Dans le grand horizon mouillé, Est un arc-en-ciel qui s'efface, Bleu, rouge, indigo, oranger.
Source : Gallica

Marie-Louise Lévêque Les Nostalgies, poésies (1926)

J'ai quelque chose en moi qui chante avec l'aurore, Qui chante sur les fleurs et sur les nids éclos.
Quand l'astre divin brille au ciel, chantant encore Lorsque l'homme parait, sortant de son repos.
J'ai quelque chose en moi, priant dès qu'à l'église, L'angélus, à midi, le soir et le matin,
Egrène les Avés emportés par la brise,
Lorsque l'homme muet, à genoux, joint les mains.
J'ai quelque chose en moi qui rêve au clair de lune, Qui rêve devant l'ombre impalpable des nuits, S'étendant sur le cieil, et la mer, et les dunes, Lorsque l'homme repose et que s'éteint tout bruit.
Source : Gallica

Marie-Louise Lévêque Les Nostalgies, poésies (1926)

Chaque matin, quand à l'aurore Vers l'orient le soleil luit,
J'aime toujours revoir encore L'ombre de la nuit qui s'enfuit.
A l'horizon vient l'aube blanche Qui va jeter ses premiers feux. Le ciel est gris, la terre est blanche, Voici que s'allume à nos yeux,
Au-delà du monde, des sphères, Le premier rayon de soleil Qui viendra surprendre la terre De rubans pourpres et vermeils.
L'orient est un incendie S'allumant sur l'immensité La mare au levant s'irradie, L'horizon semble illimité.
Le soleil alors prend sa course Eclairant le monde.
Source : Gallica

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