Résumé

Jean-Th. Layral Roc-Amadour : poésies historiques dédiées à monseigneur Bardou… (1861)

Elle sort de son temple et vient sécher vos pleurs Roc-Amadour, frémis de joie et d'espérance; Peuples, battez des mains, votre reine s'avance; Effeuillez à ses pieds et des chants et des fleurs.
Quelle est celle qui vient du désert? Quelle est celle Qui s'avance entourée et de gloire et d'honneur?
— C'est la fille des rois ! Que sa démarche est belle!
Son bien-aimé près d'elle Sourit à son triomphe et bénit son bonheur.
A travers la sainte montagne Elle vient aujourd'hui visiter ses enfants, Oh ! Que notre amour l'accompagne, Que l'espérance chante en nos cœurs triomphants.
Source : Gallica

Jean-Th. Layral Roc-Amadour : poésies historiques dédiées à monseigneur Bardou… (1861)

O vous qu'en sa tristesse implore Mon cœur à toute heure, en tout lieu, Mère de celui que j'adore, Marie ! ô mère de mon Dieu ,
Après lui ma douce espérance Et mon refuge le plus doux, Jamais le cri de ma souffrance En vain ne monta jusqu'à vous.
De mon amour bien faible gage, Daignez bénir ces pâles fleurs, Ecloses sous un vent d'orage, Qu'arrosèrent souvent mes pleurs.
C'est la foi, l'amour, l'espérance Qui les cueillit sous votre ciel ; C'est la douce reconnaissance Qui vient en parer votre autel.
Source : Gallica

Jean-Th. Layral Roc-Amadour : poésies historiques dédiées à monseigneur Bardou… (1861)

Tel l'arbuste, qu'un ver attaque à la racine, Ne se couronne plus ni de fleurs ni de fruits , Et sent tarir la sève en ses rameaux flétris, Telle en lui tarissait la source de la vie Qu'épuisait, jour à jour, la dure maladie ; Ou comme on voit encore, aux lampes du saint lieu, L'huile sainte brûler ardente devant Dieu , Puis vaciller tremblante , et puis mourir sa flamme Qui montait de l'autel comme un parfum de l'âme, Telle , ô toi dont je viens d'esquisser le tableau, Ta vie allait s'éteindre , ô vénéré CAILLAU !
Source : Gallica

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