Pierre Corneille,
Œuvres complètes tome 1
“ Portera sur son cœur ses coups plus puissamment ; Dans ce gouffre de maux c’est lui qui m’a plongée, Et, si je l’en punis, je suis assez vengée. Théodore, à Didyme. J’ai donc enfin gagné, Didyme, et, tu le vois, L’arrêt est prononcé : c’est moi dont on fait choix, C’est moi qu’aime Placide, et ma mort te délivre. Didyme Non, non, si vous mourez, Didyme vous doit suivre. Marcelle Tu la suivras, Didyme, et je suivrai tes vœux : Un déplaisir si grand n’a pas trop de tous deux. Que ne puis-je aussi bien immoler à Flavie Tous les chrétiens ensemble, et toute la Syrie ! ”
