Résumé

Révélations politiques. Les trois victimes… (1847)

Est-il un seul homme, si peu soucieux qu'il fût de son honneur et de sa dignité, qui aurait reçu sans s'émouvoir une lettre si énergique et accepté la flétrissure d'une telle accusation ? Comment le duc Decazes n'y a-t-il pas répondu ? Il n'a donc rien trouvé dans ses souvenirs, ni dans sa conscience, pour repousser d'aussi terribles allégations ? Il faut que la vérité ait une voix bien puissante pour imposer ainsi à un pareil homme et le forcer à se cacher derrière le silence de sa honte !...
Source : Gallica

Révélations politiques. Les trois victimes… (1847)

Ainsi, depuis les plus hauts degrés de l'échelle politique, jusqu'à la foule des soldats et des officiers qui, sur les rives de la Loire ou dans, les murs de Grenoble, cachaient des aigles impériales et des lambeaux tricolores, Didier aurait pu compromettre, sinon accuser, beaucoup de monde. - Il garda le silence. Il oublia tout: tout, jusqu'à ces intrigants émérites, ces hommes de sang et de boue, qui avaient exploité au profit de leur insatiable ambition, de leur soif secrète du pouvoir, ses généreuses rancunes, ses instincts de grandeur, de progrès, de mouvement et de gloire.
Source : Gallica

Révélations politiques. Les trois victimes… (1847)

Sans place, sans emploi, sans fortune, obéré de dettes, réduit à emprunter vingt-cinq louis d'un côté et cent écus de l'autre, Didier sentit dans son coeur une haine implacable contre Napoléon, cette haine qu'enfantent l'impuissance et le désespoir. Les plaies que lui avaient faites les dernières années de l'Empire se rouvrirent pour saigner de nouveau. Compromis avec la branche aînée des Bourbons, compromis avec Bonaparte, Didier n'avait plus aucune porte de salut.
Source : Gallica

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