Maurice Bonneff, Didier homme du Peuple
“ Il songe à la brouette, si dure à enlever pourtant, et il regrette le labeur de la veille. Mais de même qu’il a vaincu la charge, il restera maître du foyer. Il boit le feu qui éteint son souffle, il boit la sueur qui coule de sa tignasse et roule sur son nez, il sent crever ses artères sous les coups du sang. Il retourne à l’incendie, lui dérobe quelques briques. Le feu, derrière une ceinture de pierre, apparaît en boule comme un soleil. Didier pousse un cri, la flamme en retour a mordu son visage. Quelqu’un passe et retient le petit qui s’assoit sur l’argile. Il bâille, il avale l’air frais ”
