Ferdinand de Gramont

Élements biographiques

Portrait de Ferdinand de Gramont Ferdinand de Gramont,  Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont… (1842)

“ Ce n'est plus une perte, mais un avantage : si doux se maintiennent dans mon coeur les scintillements et le luisant éclair dont il est ébloui et dissous, et dont je suis consumé moi-même; et voici déjà la vingtième année que je brûle.
Je sens les avant-coureurs de la mort sitôt que je vois les beaux yeux apparaître et flamboyer au loin : puis, s'il arrive qu'en approchant elle les dirige vers moi,
Amour alors m'oint et me point d'une telle douceur, que je suis incapable de retrouver cela dans ma pensée, pas plus qu'en paroles: car ni l'esprit ni la langue ne vent atteindre à la réalité.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Gramont Ferdinand de Gramont,  Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont… (1842)

“ En toutes choses le mieux est d'obéir à la nature ; car en vain on dispute avec elle : le temps triomphe de notre résistance. Aussi promptement alors que l'eau éteint le feu, je m'éveille d'un long et profond sommeil;
Et je vois bien que notre existence s'envole, et qu'on ne peut être plus d'une fois ; et au milieu du coeur me résonne une parole
De celle qui est maintenant dégagée de son beau noeud mortel, mais qui pendant sa vie fut si bien unique en ce monde, qu'à toutes, si je ne me trompe, elle a ôté la renommée.
”
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Gramont Ferdinand de Gramont,  Poésies de Pétrarque. Traduction complète par le comte F. L. de Gramont… (1842)

“ LE POÈTE GÉMIT SUR LA MORT DE SA DAME.
Hélas ! il n'est plus ce beau visage, il n'est plus ce suave regard ; il n'est plus ce gracieux et noble maintien ; il n'est plus ce parler qui adoucissait l'esprit le plus âpre et le plus farouche, et qui donnait du coeur à l'homme le plus lâche ;
Il n'est plus enfin ce doux sourire, duquel sortit le dard dont je n'attends désormais d'autre bien que la mort : âme royale, bien digne de l'empire, si tu ne fusses descendue si tard parmi nous !
”
Source : Gallica

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