Résumé

Quatrelles La vie à grand orchestre : charivari parisien… (1873)

C'est là que vous vous êtes assise. Cet arbre est celui auquel vous avez suspendu votre ombrelle, votre capeline et votre châle pour vous étendre sur l'herbe et tremper vos lèvres dans le ruisseau. Voilà bien la place, et je veux me désaltérer dans cette eau, la plus pure du monde.
Je côtoie des buissons de houx et de ronces, des arbres moussus, des taillis broussailleux. Là-haut, des rochers m'apparaissent. Là est la source. Cette pierre est. celle sur laquelle vous vous êtes assise découragée, indignée, un jour, que des sabotières des
Lettres à une Parisienne.
Source : Gallica

Quatrelles La vie à grand orchestre : charivari parisien… (1873)

MARTINET. — Oh ! l'on respecte ici la propriété... des hirondelles. Et puis, on ne mange pas nos nids.
MARTINE. — Où êtes-vous, enchanteresses du Yamin-Yung, déesses mortelles aux ongles rougis, au teint cuivré, faux dents d'ébène !... Ici toutes les femmes sont bossues.
MARTINET. — Bossues?...
MARTINE. — Tiens, regarde ces,créatures qui sortent de dessous ces arbres, là-bas.
MARTINET. — Elles ne sont pas bossues le moins du monde; à peine le sont-elles par devant. C'est, la mode qui veut qu'une femme qui se respecte, ait l'air
La Vie à grand Orchestre.
Source : Gallica

Quatrelles La vie à grand orchestre : charivari parisien… (1873)

Il savait gré au ciel d'être bleu, aux fleurs d'embaumer, à l'herbe d'être douce, aux oiseaux de si bien chanter, et vous regardait avec surprise, comme si le jour vous éclairait pour la première fois. C'est qu'il prenait enfin possession de la vie. Il voyait autrement qu'il n'avait vu jusquelà; ses impressions s'étaient toutes renouvelées. Je doute qu'Eve posant pour la première fois son petit pied sur la mousse et. promenant autour d'elle ses grands beaux yeux surpris, fût plus attentive et plus charmée que ne l'était mon ami Etienne dans le paradis de Mme Anquetin.
Source : Gallica

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