Richard O'Monroy,
Les femmes des autres
(1879)
“ Le coup d'œil était charmant; dans les voitures découvertes, les femmes s'étaient enfin décidées à arborer des nuances tendres. Jusque-là elles avaient reculé, mais, ma foi, pour le Grand Prix, bien que le temps fût fort incertain, on avait sorti les étoffes légères et les couleurs de printemps : fraise et vanille, groseille et pistache, café et melon, le tout se mariant de la façon la plus étrange et formant, tout le long de l'avenue, un ensemble chatoyant plein de fraîcheur et de gaieté. Du haut de son siège élevé, Maxence cherchait de l'œil s'il n'apercevait pas l'attelage de Lucie. ”
