Résumé

Henri Favre Développement de la série naturelle… (1856)

Ce n'est pas l'homme individuel qui est roi, non pas de la nature, laquelle n'est rien qu'un mot, mais de la planète sur laquelle il s'évolutionne, de la terre ; c'est l'homme collectif, autrement dit la collectivité humanitaire, que, pour plus de commodité, j'appellerai Xhomme, par abréviation, puisque c'est plus court, mais mon affirmation ne perd rien de sa rigidité.
L'homme, dans la grande série qui l'enserre et le développe, est le plus grand élément de rapport parmi toutes les productions terrestres. Son caprice n'y peut rien, sans doute; rien ne lui obéit, rien ne l'adore.
Source : Gallica

Henri Favre Développement de la série naturelle… (1856)

La nutrition a pour but de porter à chaque organe, à l'aide de matériaux déposés et élaborés dans le canal intestinal, de porter, dis-je, l'élément nécessaire à son entretien et à son agrandissement ; cela, au moyen de la circulation comme grand véhicule de l'absorption, comme transmission sur place ; la nervosité s'y adjoint comme agent répartiteur. Tous ces accessoires tiennent à l'ensemble synthétique, ce qui distingue toujours un animal d'un organe. Un organe n'est donc pas l'analogue du bourgeon de la plante, qui est une plante, sauf le milieu.
Source : Gallica

Henri Favre Développement de la série naturelle… (1856)

L'humanité progresse, s'organise, comme on dit, par la sueur et les efforts de chacun de ses membres ; peu lui importe l'idée que chaque partie se fait de son lien avec l'ensemble ou de son rapport.
La besogne s'accomplit, la progression s'avance; des organes se créent à chaque instant, les milieux s'agrandissent d'autant et la collectivité s'accroît ellemême comme le fœtus, qui, parti du germe, arrive à présenter un animal complet avec tous ses organes et toutes ses fonctions : voilà seulement ce que j'ai à constater.
Source : Gallica

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