Adrien Linden

Élements biographiques

Adrien Linden,  Petites histoires de mon grand-père

“ Le petit bossu souriait toujours.
La moribonde murmura ces paroles :
— Ma vie ne vaut pas un pareil sacrifice : ma fille, laissez-moi mourir.
Désirée, n'écoutant que son amour filial, tendit la main à l'affreux avorton et lui dit :
— Sauvez ma mère : voici ma main.
A peine la main de la princesse eut-elle touché celle du monstre, qu'une double métamorphose s'accomplit.
Désirée redevint la belle créature d'autrefois et le vieillard se transforma en un jeune et beau prince.
Celui-ci, pliant le genou, dit à sa fiancée :
— Il n'est point de difformité que la bonté n'efface.
”
Source : Gallica

Adrien Linden,  Petites histoires de mon grand-père

“ Réveille-toi, blonde Marguerite, il fait grand jour et les oiseaux chantent depuis longtemps sous ta fenêtre.
La petite fille ouvre les yeux en souriant; puis étendant ses bras potelés, elle attire sa maman vers son cœur et la couvre de baisers :
— Je t'aime, bonne petite mère !
Telle est la première parole de Marguerite. La maman enlève la gentille enfant de sa couchette et la pose sur ses genoux.
Aussitôt que Marguerite fut réveillée, sa maman l'enleva de sa couchette et la posa sur ses genoux.
(JOIE DE LA MAISON)
Ensuite, elle baigne son joli visage avec de l'eau bien fraîche.
”
Source : Gallica

Adrien Linden,  Comment on joue pendant la pluie (1890)

“ Tous les êtres qui naissent, vivent et meurent, qui peuvent se mouvoir et faire acte de volonté, appartiennent au règne animal.
Tous les animaux ont leur utilité sur la terre, mais tous ne sont pas utiles aux hommes. Certains animaux nous rendent des services inappréciables, d'autres nous causent de grands dommages; ceux qui ne nous font ni bien ni mal ne sauraient pour cela nous être indifférents, à cause du rôle qu'ils remplissent dans la nature ; bien que d'une façon indirecte, ils nous intéressent toujours par quelque point.
”
Source : Gallica

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