Glatigny

Définition et enjeux

Portrait de François Coppée François Coppée Souvenirs d'un parisien (1910)

Fils d'un brave gendarme qui portait le jaune baudrier dans un village du Calvados, Albert Glatigny avait un jour découvert un vieux Ronsard mangé des rats dans le grenier familial et s'était affolé de poésie et de rimes en lisant les œuvres du gentilhomme vendômois. Puis, comme il cachait ses premières strophes dans un pupitre de clerc d'huissier, à Pont-Audemer, une troupe de comédiens vint à passer, et il partit avec eux, espérant jouer un jour les Frédérick
Lemaître, mais d'abord en qualité de souffleur.
Source : Gallica

Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny Œuvres de Albert Glatigny

Le reste de la lettre est relatif à la défense de Bernay. Rien de plus brave ni de plus honnête au monde que les sentiments qui animent Glatigny, en face des malheurs de la patrie. Seul avec un vieillard, il salue le drapeau français qui traverse Beaumesnil. Il bouillonne d’amour et de haine, il est farouche et généreux. Mais il trouve à nos défaites des explications de carrefour ; l’indiscipline des mobiles lui inspire quelque enthousiasme ; il se fait sur certains corps francs des illusions quasi filiales. Que voulez-vous ? Malgré sa lyre, il est peuple.
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Portrait de Albert Glatigny Albert Glatigny Œuvres de Albert Glatigny

Les armées allemandes, en s’étendant sur Paris, chassèrent loin devant elles, entre autres fugitives, une jeune orpheline, Américaine de naissance, Française d’éducation, qui, deux ans auparavant, avait connu le poète vagabond à Nice, où elle vivait avec son frère. Quand Mlle Emma Dennie s’installa à Beaumesnil, Glatigny en sortit. Nous saurons tout à l’heure le secret de cette fuite, nous verrons que le pauvre garçon pouvait dire comme le héros de son ennemi Racine :
« Si je la haïssais, je ne la fuirais pas ! »
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