Émile Bergerat,
Souvenirs d’un enfant de Paris
“ À travers un dédale de rampes, de ruelles, d’escaliers, de passages voûtés, on atteint à une terrasse circulaire, plantée de platanes touffus, d’où l’on domine tout le profil dentelé de la côte, jusqu’au cap Corse. Quelle vue ! Le port est en bas, à trois cents mètres, agitant mollement les coques de noix et les bateaux en papier de sa flottille. Et, à droite, la Balagne s’éploie, tapis d’émeraude piqué d’or. C’est là qu’il fait bon s’accouder, s’emplir l’âme de joie, les poumons de brise, les yeux d’étendue colorée et laisser s’égoutter les heures de l’urne penchée du Temps ! ”
