Victor Noir

Définition et enjeux

Édouard Grimbert,  Assassin et victime, ou l'Affaire Victor Noir… (1894)

“ Un vieillard malade, hâve, pâle, fendit la foule, gravit péniblement l'escalier qui conduisait à la chambre mortuaire, pénétra dans ce sanctuaire de la mort et, au milieu d'un silence solennel, presque effrayant, posant son doigt sur le front glacé de Victor Noir, prononça lentement les paroles suivantes :
« Victor, écoute. Ton père ne demande qu'une chose, justice, non pas la justice des princes à l'homme du peuple, mais une justice légale, loyale et véritable ; autrement je rentre dans mon droit. Un corse t'a frappé, en corse j'agirai. »
”
Source : Gallica

Les grands Procès politiques. Pierre Bonaparte… (1870)

“ Donc, comme je vous le disais, Victor Noir frappe le prince, celui-ci répond par un coup de feu; aussitôt Fonvielle s'abrite derrière le fauteuil, s'armant d'un pistolet qu'il est obligé de sortir d'un étui. C'est le soufflet qui provoque le coup de pistolet tiré sur Victor Noir et non pas un danger de mort pour le prince ! Le coup mortel n'est pas une suprême extrémité de salut, c'est avant tout un châtiment. ”
Source : Gallica

Les grands Procès politiques. Pierre Bonaparte… (1870)

“ Ainsi, voilà le paletot de M. de Fonvielle qui dépose, voilà les gants de Victor Noir qui déposent. Il y a autre chose de pleinement démonstratif et de plus grave que tout cela.
Victor Noir a été frappé, il est descendu effaré, mourant, ne faisant plus que des mouvements automatiques, frappé à mort, le plomb dans le coeur. Il est venu s'échouer sur la porte de cette maison meurtrière. — La, il y avait deux témoins, il y avait Paschal Grousset et Fautsch ; ils l'ont vu s'affaisser, ils l'ont vu mourir, ils ont recueilli son dernier souffle.
”
Source : Gallica

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