Résumé

Les grands Procès politiques. Pierre Bonaparte… (1870)

« Le citoyen qui repousse un outrage grave n'est pas mis, comme celui dont parle l'article, dans la nécessité d'opposer la force à la force ; s'il frappe, s'il blesse, s'il tue, ce n'est que pour venger une injure et pour punir l'homme qui l'a offensé. Or, le droit de punir ne peut être confié qu'à l'autorité publique ; et, en tout cas, il serait contre toutes les règles de laisser l'offensé se constituer juge dans sa propre cause. »
Le danger actuel, le danger de mort qui met seul en état de légitime défense existait-il pour l'accusé le 10 janvier?
Source : Gallica

Les grands Procès politiques. Pierre Bonaparte… (1870)

Si vous croyez que l'accusé ait provoqué par un acte de violence, que votre verdict lui en tienne compte. Mais aller au delà ! Oh! non, ne le faites pas! Déclarer que dans cette cause n'apparaît aucun fait punissable ; que l'action commise par l'acusé est innocente, dépouillée de toute responsabilité ; que les circonstances de l'affaire, non-seulement excusent mais suppriment la culpabilité; qu'elles sont pleinement justificatives; que l'accusé a eu le droit d'accomplir ce qu'il a fait, et que la balle qui a frappé la victime au coeur a été l'instrument légitime de la mort d'un homme !
Source : Gallica

Les grands Procès politiques. Pierre Bonaparte… (1870)

Nous avons ici des adversaires, les uns ardents jusqu'à l'outrage, qui viennent nous demander la tête du prince Pierre Bonaparte; nous en avons un autre dont la parole 'élevée a vivement impressionné vos esprits, M. le procureur général.
Messieurs les jurés, je n'ai plus rien à vous dire du prince ; vous le connaissez tout entier, et maintenant vous savez qu'on l'avait calomnié (se tournant vers les bancs de la partie civile) : vous qui revendiquez l'égalité, vous qui prétendez être les apôtres de la liberté, vous avez la plus sainte des causes, celle de la défense.
Source : Gallica

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