Résumé

Causes célèbres. Affaire Pierre Bonaparte… (1870)

Il y a eu provocation, mais pourqu'il n'y ait pas une condamnation sévère, il ne faut pas qu'il y ait eu violation de ce principe sacré qui protége l'existence humaine, et pour que ce principe soit franchi, il faut que la vie soit menacée. La provocation peut atténuer la peine, mais jamais elle n'a amené l'impunité.
Sur ce point, M. le procureur général, avec la plus grande loyauté, n'a pas hésité un seul instant, il vous a dit qu'il y avait eu provocation de la part de la partie civile, mais aussi qu'il n'y avait pas eu légitime défense pour l'accusé, et il a requis l'application de la loi.
Source : Gallica

Causes célèbres. Affaire Pierre Bonaparte… (1870)

« Paschal Grousset. »
« Je jetai sur la lettre un coup d'oeil superficiel. Après avoir vu la signature, je dis: Avec Rochefort, très volontiers, avec un de ses manoeuvres, non! Le plus grand s'adressant à moi d'un ton de commandement, dit : Lisez cette lettre, alors ! »
" — Je réponds : elle est toute lue ; en êtes vous responsables? À ces mots, le plus grand, Victor Noir, me frappa de son poing sur la joue gauche. Je vis le plus petit s'armer d'un pistolet qu'il sortit de sa poche; il essayait de l'armer, dans sa main gauche qui tenait aussi l'étui.
Source : Gallica

Causes célèbres. Affaire Pierre Bonaparte… (1870)

M. le procureur général vous a dit que de ces deux versions produites sur les événements du 10 janvier, ni Tune, ni l'autre ne devait inspirer une confiance entière. Le prince est accusé, et c'est déjà une cruelle expiation pour lui que de ne pouvoir pas imposer sa déclaration comme irrécusable.
M. de Fonvielle est animé contre le prince d'une haine ardente, et vous savez quels cris se sont fait entendre ces jours derniers, c'est donc un ennemi, non un témoin, il est loyal certainement, mais malgré lui, il doit interpréter les faits en faveur de son ami, la victime du 10 janvier.
Source : Gallica

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