Résumé

Édouard Grimbert Assassin et victime, ou l'Affaire Victor Noir… (1894)

On sent dans cette figure gisante la chute de l'Empire. On sent que l'empire ne se relèvera pas plus que ce cadavre de bronze... »
M. Deschamps, vice-président du Conseil municipal de Paris, a rappelé les circonstances de la mort de Victor Noir et terminé ainsi :
« En déposant sur cette tombe, au nom du Conseil municipal, le tribut de nos hommages et de nos regrets, nous envoyons une pensée de gratitude et d'admiration à cette jeunesse des dernières années de l'Empire à qui Paris doit la chute d'un gouvernement abominable et l'avènement de la République.»
Source : Gallica

Édouard Grimbert Assassin et victime, ou l'Affaire Victor Noir… (1894)

Un vieillard malade, hâve, pâle, fendit la foule, gravit péniblement l'escalier qui conduisait à la chambre mortuaire, pénétra dans ce sanctuaire de la mort et, au milieu d'un silence solennel, presque effrayant, posant son doigt sur le front glacé de Victor Noir, prononça lentement les paroles suivantes :
« Victor, écoute. Ton père ne demande qu'une chose, justice, non pas la justice des princes à l'homme du peuple, mais une justice légale, loyale et véritable ; autrement je rentre dans mon droit. Un corse t'a frappé, en corse j'agirai. »
Source : Gallica

Édouard Grimbert Assassin et victime, ou l'Affaire Victor Noir… (1894)

Ce qui nous indigne aujourd'hui, c'est ce quelque chose de bas qui alimente une certaine publicité et qui semble menacer dans notre pays, non seulement la paix sociale, mais avec elle l'élan intellectuel, l'esprit, le goût, la loyauté, qui ne peuvent dégénérer un instant sans qu'on ressente au fond de l'âme une patriotique douleur. »
Puis, l'avocat général passe à la question de légitime défense ; il admet le soufflet que Pierre Bonaparte prétend avoir reçu de Victoir Noir, comme excuse légale, ce qui permet « d'abaisser la peine à une proportion énorme. »
Source : Gallica

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