L'Assommoir, roman naturaliste d'Émile Zola publié en 1877, plonge dans la vie des ouvriers parisiens, décrivant avec dureté les ravages de la misère et de l'alcoolisme. Ce septième volume de la série Les Rougon-Macquart a suscité des polémiques pour son réalisme implacable, mais a aussi consacré Zola comme maître du genre. Oscar Méténier évoque l'assommoir comme un lieu où « l’ouvrier godailleur vient boire sa paie le samedi », tandis qu'Édouard Rod souligne la variété des personnages, affirmant que « le bien existe, dans ce livre puissant ».
Zola lui-même, dans une citation tirée de son œuvre, insiste sur la confrontation avec l'existence brutale : « dormir un mois, surtout en hiver, le mois du terme, quand les embêtements de la vie la crevaient ! ». Ce roman, à la fois documentaire et tragique, restitue l'argot et les mœurs populaires, illustrant la chute inévitable de Gervaise Macquart, héroïne déchirée par les aléas de la vie ouvrière.