Jean Lander

Résumé

Jean Lander Marguerites en fleur (1864)

JEAN. — Arrête-toi, tu lui prendrais sa tourterelle! Va! tes roses n'ont plus le parfum d'autrefois.
L'ÉCHO. — Les roses ne sont pas ce que tu aimes.
LE VIEILLARD. — Maintenant, mon fils, donne-moi ton père.
JEAN. — Ah ! n'avance pas, j'aime son visage sévère, autrefois j'y ai vu le sourire de la jeunesse. N'avance pas, les roses que tu as apportées ont flétri ses joues et éteint son regard.
LE VIEILLARD. — Je te donnerai des roses, des roses nouvelles.
L'ÉCHO. — Ton père n'est pas ce que tu aimes.
JEAN. — Où donc est mon amour?. Les roses n'ont plus de parfum.
Source : Gallica

Jean Lander Marguerites en fleur (1864)

Yves marcha quelques pas en silence. Son visage contracté témoignait d'un combat intérieur très-violent, que le vieillard ne remarqua pas. Tout à coup il s'arrêta et dit : — Quittons-nous donc, père Crochut, car, à cette heure, vous savez où est ma joie et vous la tenez en vos mains. Si je ne veux pas soumettre mon bonheur à la mort d'un voisin, encore moins je veux le soumettre à la vôtre. Yvonne est une fille de sagesse et de courage, que j'aimerai toujours en ce monde où notre cœur réclame amitié de même condition de jeunesse.
Source : Gallica

Jean Lander Marguerites en fleur (1864)

Yves-Marie habitait, près de la maison d'Yvonne, avec un vieil oncle qu'on appelait le père Crochut. Le père Crochut devait, en mourant, laisser tout son bien à Yves-Marie.
Tous deux le cultivaient, l'un avec l'amour que les vieillards ont pour les choses qu'ils vont quitter, l'autre avec l'ardeur que met la jeunesse à acquérir l'indépendance.
— Vois-tu, mon garçon, disait le père Crochut à Yves-Marie, avant qu'il soit longtemps, nous pourrons, avec nos épargnes, acheter la petite terre du voisin ; c'est un vieil homme qui n'en a pas pour longtemps.
Source : Gallica

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