Marceline Desbordes-Valmore,
Les Veillées des Antilles
“ Son chien, qui, d’un coup-d’œil, avait vu l’action du berger, courait çà et là comme pour dire aux moutons : Le maître se repose, où allez-vous ? Restez, broutez les fleurs, et buvez dans ce ruisseau. Les moutons se mirent à brouter l’herbe menue et à boire l’eau courante. Ainsi tout respirait le bonheur et l’innocence au milieu des bergers. Réunis et groupés en rond, ils ressemblaient à une couronne des champs ; en ôter une fleur l’eût rendue imparfaite. Isidore vit bien que l’ouvrage de Lucette irait vite, car Alexis l’aidait. Celui de Rose languissait, et Isidore brûlait de l’avancer. ”
