Résumé

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Galatée, roman pastoral ; imité de Cervantes par M. de Florian… (1793)

Timbrio.
Je méprisois cette foule importune
De mortels dignes de pitié, Qui laissent le repos, l'amour et l'amitié, Pour courir après la fortune. Aujourd'hui mon coeur leur pardonne, Et n'a plus de mépris pour eux : Je sens que l'argent rend heureux ; Mais c'est au moment qu'on le donne.
BLANCHE.
Long-tems j'ai douté de ta foi, Sans rien perdre de ma tendresse ; Un jour de plus passé sans toi, J'allois mourir de ma tristesse. J'ai retrouvé l'objet cher à mon coeur ; L'amour et l'amitié me fixent au village : Pour rendre grace au ciel de mon bonheur, J'irai souvent à l'hermitage.
Artidore.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Galatée, roman pastoral ; imité de Cervantes par M. de Florian… (1793)

Un jour sur sa bouche mi-close Nelzir imprime un doux baiser : Sémire veut le rendre et n'ose ; En vain l'Amour lui dit d'oser. C'est à la rose à peine éclose Qu'elle rend ce baiser charmant : Mais sa bouche effeuille la rose, Sémire a tué son amant.
Nelzir tombe aux pieds de Sémire Sans sentiment et sans couleur : Il presse sa main, il expire ; L'amour quitte à regret son coeur. Sémire, interdite et tremblante, Sur ses lèvres cherche la mort ; Et, pressant sa bouche expirante, Par un baiser finit son sort.
Nisida avoit une soeur cadette nommée Blanche, presque aussi belle que son aînée.
Source : Gallica

Portrait de Jean-Pierre Claris de Florian Jean-Pierre Claris de Florian Galatée, roman pastoral ; imité de Cervantes par M. de Florian… (1793)

Galatée et Florise coururent vers l'étrangère : Si le ciel, lui dirent-elles, est aussi touché de vos pleurs que nous le sommes, bientôt vous n'aurez plus sujet d'en répandre. Nous plaignons vos malheurs sans les connoître : souvent on les soulage en les racontant ; mais nous n'osons vous demander un récit qui peut coûter à votre coeur : Ce récit, répondit l'inconnue, me privera peut-être de l'amitié que vous semblez me promettre. Quand vous saurez que l'amour a causé mes maux, puis-je espérer que vous les plaindrez encore ?
Source : Gallica

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