Christoph von Schmid,
Contes de Schmid. Traduction de l'abbé Macker…
(1875-1883)
“ Qu'entends-je, ma Rose? s'écria-t-il, c'est toi qui t'exprimes ainsi? Le sourire de la malveillance vient de défigurer tes traits aimables et doux ! Oh ! non, mon enfant, ne parle pas ainsi, ces sentiments sont blâmables ; ne permets pas à la haine d'envenimer ton cœur généreux. Il est vrai, Cuneric n'a pas agi envers moi comme il aurait dû le faire, sa haine n'était pas fondée, et il m'a fait beaucoup de mal. Mais te sont-elles donc étrangères, les leçons de notre divin Sauveur ? Son exemple ne brille-t-il pas à tes yeux ? Ne nous a-t-il pas prescrit d'aimer ceux qui nous haïssent? ”
