Résumé

Les veillées des enfants : nouveaux contes moraux… (1882)

Fatigué des émotions vives qu'il venait d'éprouver, il s'assit sur le banc de pierre de son cachot, mit l'enfant sur ses genoux, et, le regardant avec des yeux attendris et pleins de larmes, lui donna sa bénédiction : — Cher et charmant enfant, dit-il, que Dieu te fasse croître pour le bonheur de ton père et de ta mère ! qu'il te rende un jour aussi vertueux que vaillant !
— Chevalier, dit la dame de Fichtenbourg, qu'il aime ses parents comme votre fille vous aime, qu'il ait le noble cœur de Rose et ses généreux sentiments, c'est tout ce que nous pouvons demander au Ciel.
Source : Gallica

Les veillées des enfants : nouveaux contes moraux… (1882)

Vous le savez, Seigneur, ajouta-t-il en levant ses regards vers le ciel et en mettant sa main sur son cœur : si dans la mêlée d'une bataille sanglante je voyais ce chevalier en danger de mort, je nie jetterais au-devant des épées et des lances pour sauver ses jours, même aux dépens des miens. Et toi, Rose, si Dieu te rendait le bonheur et l'aisance, et que l'épouse et les enfants de Cuneric, condamnés à l'indigence et au malheur, vinssent implorer les secours de ta pitié, tu leur fermerais ton cœur et ta porte? Ces pauvres petits enfants, cette malheureuse mère, tu serais impitoyable pour eux?
Source : Gallica

Les veillées des enfants : nouveaux contes moraux… (1882)

Une lueur d'espérance brille alors dans l'âme de la pauvre mère ; elle veut prier, la parole lui manque, mais du fond de son cœur s'élève une muette prière à la très sainte Vierge qui a vu mourir son fils sur la croix pour le salut des hommes. Pendant qu'elle lui demande la vie de son premier-né, de son fils unique, ses yeux demeurent fixés sur le puits.
Après quelques moments d'horrible attente, elle voit remonter Rose tenant d'une main la chaîne, et de l'autre l'enfant qui se cramponne à elle de toute sa force, et semble endormi sur son
épaule.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature